QUI SUIS-JE ?
01 / DEPUIS LE DÉBUT
Je dessine
depuis toujours.

Enfin, presque. Sur la photo, là, je chille. Mais le reste du temps, je dessinais déjà pas mal.
J’ai grandi avec la BD, les dessins animés des années 80 et 90, les univers graphiques un peu barrés et, plus tard, les joyeusetés de Fluide Glacial. Des influences qui ont laissé quelques séquelles dans mon travail. Et probablement ailleurs.

Je suis aussi un gros consommateur de musique live. Quelques milliers de concerts au compteur, d’AC/DC au Stade de France jusqu’au groupe punk improbable à la MJC de Trifouilly-les-Oies. Des grandes scènes aux salles minuscules, du rock au metal en passant par le punk, pourvu que ça joue et que ça transpire un peu.
Il m’arrive également de monter sur scène avec mon groupe, Wild Goat. Parce qu’apparemment, passer mes journées à dessiner sur des gens ne suffisait pas à m’occuper.
Bref, de la BD, du dessin, beaucoup de musique, un certain goût pour les choses qui sortent de l’ordinaire.
Et au milieu de tout ça, le tatouage.
MON PARCOURS.
02 / PAS VRAIMENT UNE LIGNE DROITE Ou comment passer des toilettes de Céline Dion à la peau des gens.
À la base, j’ai une licence d’économie.
Voilà. Maintenant qu’on a évacué cette information parfaitement inutile pour mon métier actuel, passons aux choses sérieuses.
J’ai été barman, puis intermittent du spectacle pendant plusieurs années.
Mon premier boulot dans le milieu ? Nettoyer les chiottes personnelles de Céline Dion, lors d’un concert au Stade de France.
Les siennes, hein. Pas celles des spectateurs.
Une entrée remarquée dans le monde merveilleux du show-business.
J’ai ensuite été roadie, technicien vidéo sur des émissions de télévision, éclairagiste sur des défilés de mode et même technicien sur un spectacle de magie.
Puis j’ai changé complètement de décor pour devenir luthier, spécialisé dans la fabrication de guitares acoustiques haut de gamme. Du bois, de la précision, des heures de travail et pas vraiment le droit à l’erreur.

Pendant ce temps, le dessin ne m’avait jamais quitté.
Je traînais dans le milieu du tatouage depuis le début des années 2000. À force de dessiner, on m’a plus ou moins poussé à franchir le pas.
Alors j’ai revendu ma guitare et mon ampli pour acheter ma première machine à tatouer.
En 2010, je suis officiellement devenu tatoueur.
J’ai commencé chez Under My Skin à Béziers, avant de rejoindre Graphicaderme à Vaison-la-Romaine.
J’ai ensuite ouvert ma propre boutique, Bubble Ink, à Bourg-Saint-Andéol, en Ardèche, puis travaillé chez Urban Design à Montélimar.
Depuis février 2019, je tatoue chez Art Tattoo Society, au 163 route de Marseille à Montélimar, dans la Drôme.
Quelques déménagements, pas mal de rencontres et beaucoup de kilomètres à l’aiguille.
MON STYLE.
03 / NOIR, GRIS, ET PAS QUE Des couleurs qui piquent les yeux aux petits points qui prennent des heures.

Si je suis devenu tatoueur, c’était d’abord pour faire des tatouages funs.
Biberonné à la BD, aux cartoons et aux univers graphiques un peu barrés, je me suis naturellement dirigé vers le New School : des personnages expressifs, des compositions dynamiques et des couleurs qui clignotent dans le noir.
Avec les années, j’ai enrichi ma palette. Enfin, façon de parler, puisque je me suis aussi mis à utiliser beaucoup de noir.

J’ai développé un travail plus illustratif, mêlant noir et gris, dotwork et pepper shading. Des points, des textures, des ombres et des contrastes. Une autre façon de dessiner, que j’aime tout autant.
Aujourd’hui, le noir et gris occupe une grande place dans mon travail. Mais rassurez-vous, je n’ai pas développé d’allergie à la couleur.
Je pratique également le fineline, l’ornemental, l’aquarelle, le lettrage et, à l’occasion, le réalisme photographique.
Finalement, je n’ai jamais eu envie de m’enfermer dans un style. Ce que j’aime, c’est dessiner, expérimenter et trouver la bonne approche pour chaque projet.
Moins d’étiquettes, plus de dessin.
Quelques récompenses au passage

Au fil des années, mon travail a été récompensé lors de plusieurs conventions de tatouage : Montélimar, Davézieux, Manosque et Vaison-la-Romaine.
À Montélimar, c’était ma toute première convention. Et mon tout premier premier prix. Pas mal pour commencer.
À Davézieux, j’ai terminé premier devant un tatoueur dont j’admirais énormément le travail. Je ne vais pas jouer les modestes : celui-là m’a fait sacrément plaisir.

Et à Vaison-la-Romaine, j’ai reçu un prix pour un tatouage déjà cicatrisé. Une distinction dont je suis particulièrement fier, parce qu’un tatouage n’est pas fait pour être beau seulement pendant les quinze minutes qui suivent sa réalisation.
MA PHILOSOPHIE.
04 / ON FAIT ÇA À DEUX Une idée, deux cerveaux et un peu d’encre.
Je vais commencer par un truc : je n’aime pas copier les tatouages des autres.
Ça ne veut pas dire que tu dois arriver avec une idée révolutionnaire que personne n’a jamais eue dans l’histoire de l’humanité.
Tu peux vouloir une rose, un papillon, une tête de mort, le prénom de ton gosse ou un personnage de dessin animé. Aucun problème.
Ce qui m’intéresse, c’est de trouver comment en faire ton tatouage, plutôt que de reproduire à l’identique celui que tu as repéré sur Pinterest.
Tu peux venir avec une idée très précise, une poignée de références ou simplement une envie un peu floue. On en discute, je te donne mon avis et on cherche ce qui fonctionne le mieux.
Je n’hésiterai pas à te dire si un détail est trop petit, si une composition ne fonctionne pas ou si un tatouage risque de mal vieillir. Ce n’est pas pour t’embêter. C’est parce que tu vas le porter un peu plus longtemps que moi.
Et non, je ne fais pas uniquement des projets énormes, compliqués ou complètement barrés.
Un petit tatouage mérite autant de soin qu’une manchette entière.
La difficulté n’est pas toujours là où on l’imagine.
Je peux travailler dans différents styles, mais je ne prétends pas tout maîtriser. Si ton projet correspond davantage au travail d’un autre artiste, je préfère te l’expliquer plutôt que de faire n’importe quoi.
Au fond, ce que j’aime, c’est dessiner, chercher des solutions, échanger des idées et réaliser des tatouages que les gens auront encore plaisir à porter dans dix ou vingt ans.
Et si on peut raconter quelques conneries pendant la séance, c’est toujours ça de pris.
Et si on parlait de ton projet ?
Je tatoue chez Art Tattoo Society à Montélimar, et j’accueille des projets venant de toute la Drôme, de l’Ardèche et d’ailleurs.
Que tu aies un dessin précis en tête ou seulement le début d’une idée, on peut en discuter.